Le village de KUMENE

 

 

 

 

 

Les principaux villages Palikurs situés près de Oiapoqué sont : Kumenê, Flecha, Puwaytyket, Kamoywa, Tawary, Monge, Urubu.



Palikur de Kumenê (photo : Vincent Carelli/1982)

Femme Palikur dans un champ de balsa au Village de Flecha. Photo : Nello Rufaldi/1980

Kumenê est un village situé à l'extrême nord de l'Etat de l'Amapa dans le périmètre de la municipalité de Oiapoqué. A cause de son enclavement, KUMENE est accessible uniquement par la voie fluviale et il faut en général compter jusqu'à 12 heures de trajet en pirogue au départ de St Georges de l'Oyapock. Notez que l'accès à ce village est strictement réglementé et il faut, par conséquent, avoir une autorisation délivrée par le représentant de la FUNAI " Fundaçao Nacional Indigena " autrement dit, La Fondation National de l'Indien, organisme fondée en 1968 pour gérer la question indigène, dépendant du Ministère De l'Intérieur du Brésil.

KUMENE, est aussi ce que l'on pourrait appeler la capitale de la région de " AUKWA " qui est en fait, le nom de la rivière qui borde ce village peuplé, d'après le dernier recensement, par quelques millier d'habitants. " AUKWA " est l'appellation donné par les Palikours," URUCAWA " par les Brésiliens ou bien encore " ROCAWA " par les Créoles. La rivière " AUKWA " est un affluent du fleuve Oyapock. Par temps de forte pluie, les savanes de la région de " AUKWA " sont complètement inondées.

Ce village est appelé par bon nombre de Palikours, " UNAGWIY " qui veut dire " NOTRE MERE ". les Palikours considèrent cette région comme étant le lieu sacré de leurs ancêtres. Si Palikours de la Guyane, ont tendance à délaisser les traditions de leurs ancêtres, les " AUKWAYENEH" comme ils sont appelés par tous les Palikours, au contraire, continuent à perpétuer cette richesse culturelle. Ainsi les techniques de pêche, de chasse, les techniques de construction de carbets ou de pirogues, la confection de différentes coiffes, la sculpture de bancs zoomorphes ou bien encore la fabrication de poteries traditionnelles en tous genre, pour ne citer que cela, continuent à être pratiquées et préservées par les habitants de cette région, mais pour combien de temps encore.